Mousse

Lors d’une vidéoconférence, il a été sujet de mousse qui recouvre le substrat à bonsaïs. Plusieurs participants nous ont demandé quelle était la mousse à utiliser pour les bonsaïs. Malheureusement, nous n’avons pas été capables de répondre adéquatement à cette question alors nous avons fait appel à des experts en « bryophytes«  
( et oui, c’est comme ça que ça s’appelle).

Un grand Merci à M. Stéphane Leclerc de La Société québécoise de bryologie d’avoir répondu à notre demande. Voici une partie du courriel qui nous a fait parvenir. 

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Voici une partie de la note encyclopédique sous la description de cette espèce dans la Flore des bryophytes du Québec-Labrador, volume 2, pages 237 et 238.

« Le Ceratodon purpureus est une espèce ubiquiste, cosmopolite, qui se rencontre partout au Québec. On la trouve dans tous les milieux ensoleillés, particulièrement les endroits perturbés ou anthropisés comme les bords de route, les endroits brûlés, les trottoirs, les allées et les toitures ou encore dans les sites naturels comme les alvars, les escarpements et les crevasses. La couleur souvent rouge violacé des feuilles du Ceratodon purpureus résulte d’une adaptation à la lumière intense. Un pigment rougeâtre, l’anthocyanine, est produit, et la concentration en chlorophylle diminue. »

C’est donc une mousse qui tolère des conditions sèches et arides, elle ne devrait pas vos causer de problème pour la maintenir en vie. Si vous préférer la récolter vous-même sur le terrain, notez bien les conditions d’ensoleillement et d’humidité/ aridité et tentez de reproduire ces conditions dans vos aménagements. Les mousses sont des plantes qui peuvent vivre très longtemps, mais elles détestent les changements brusques d’environnement, ça peut les tuer.

Tout ceci étant dit, il peut être difficile de reconnaître le Ceratodon purpureus sur le terrain pour une personne qui n’en a pas l’habitude. En effet, pour parvenir à identifier la très grande majorité des mousses, il faut avoir recours à la microscopie. Heureusement, outre son habitat, le Ceratodon purpureus, a une particularité qui peut nous aider à le reconnaître à l’œil : la couleur et la forme de son sporophyte. Il y a de très bonnes photos du sporophyte sur le blog que je vous ai référé.

Ici je me dois de préciser que les mousses ne produisent pas de fleurs. La tige mince se nomme la soie suivi de la capsule. La soie et la capsule forment le sporophyte, car les mousse se reproduisent à l’aide de spores. Je vous ai mis un petit dessin de mon cru en pièce jointe pour illustrer les parties d’une mousse. Vous trouverez sur mon site Web une description très condensée des bryophytes, dont les mousses : http://www.repertoirequebecnature.com/bryophytes.html

Dessin M. Stéphane Leclerc

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La Société québécoise de bryologie. http://www.societequebecoisedebryologie.org/Bryoquel_presentation.html.

Vous trouverez exactement la variété de mousse que l’on utilise pour couvrir le substrat de nos bonsaïs. http://www.societequebecoisedebryologie.org/mousses/Ceratodon_purpureus.html

Vous trouverez aussi de l’information sur cette espèce sur le blog de University of British Columbia : http://blogs.ubc.ca/biology321/?page_id=4766 (site en anglais seulement)